BUREAU D'EXPERTS
EN ENTREPRISES
COOPÉRATIVES

Coopérative VS Jeune Coop

Sauriez-vous les différencier?

 

Moteur de développement économique et social de notre territoire, l’éducation à l’entrepreneuriat collectif occupe une place de choix dans les orientations jeunesse de la CDR Québec-Appalaches. Au fil du temps, de nombreux outils pédagogiques ont vu le jour afin de permettre à un maximum de jeunes d’expérimenter activement la coopération. L’un d’eux, la « Jeune Coop » (JC) est le plus à propos en cette période de rentrée scolaire. 

Bien que le but premier de la Jeune Coop ne soit pas d’exploiter une entreprise collective, mais plutôt de faire l’éducation à l’entrepreneuriat collectif, elle a, tout comme les coopératives légalement constituées, pour mission de répondre à un ou plusieurs besoin(s). Contrairement aux coopératives, les Jeune Coop sont principalement des projets ponctuels à durée déterminée. Il arrive parfois qu’une JC ait un statut de projet permanent, mais il n’en reste pas moins qu’en cas d’arrêt du projet, la dissolution se fait de façon libre et n’est encadré par aucune loi.

Côté gestion

En matière de gestion, le processus décisionnel d’une Jeune Coop fait référence à une expérience démocratique plutôt qu’à une gestion démocratique. Les jeunes tiennent des conseils d’administration et des assemblées des membres, mais leurs responsabilités demeurent limitées et symboliques. Bien souvent ce sont l’intervenant qui accompagne le projet et l’institution qui le chapeaute qui assument la grande majorité des responsabilités financières et légales, le cas échéant. Les étudiants se dotent tout de même de règlements de fonctionnement via un document symbolique parfois adopté en assemblée, parfois adopté en CA. 

Côté finances

Financièrement parlant, les Jeune Coop se distinguent des coopératives légalement constituées par la participation économique des membres. Alors qu’il est obligatoire pour les membres d’une coopérative de souscrire des parts sociales de qualification, on parle plutôt d’une décision encouragée, mais libre pour la Jeune Coop. Ces parts sociales peuvent se traduire en argent, en temps, en prêt de matériel ou autre. Le financement des projets provient en majorité de commandites du milieu, de partenaires, du soutien de l’école, de dons ou encore de programmes de reconnaissance et de financement (Concours québécois en entrepreneuriat, Fonds régional d’investissement jeunesse, Conseil québécois de la coopération et de la mutualité, etc.). Bien qu’il y ait un suivi financier des projets, aucune vérification externe n’est obligatoire. On vise d’abord et avant tout l’expérience d’une saine gestion financière préférablement à la rentabilité et à l’autonomie financière.

Finalement, l’encadrement et les ressources mises à la disposition d’une coopérative et d’une Jeune Coop sont différents. La première est encadrée par la Loi sur les coopératives du gouvernement du Québec et peut compter sur les conseillers en développement coopératif des CDR pour être guidé tout au long de la vie de l’entreprise ; de l’idée d’affaires à la dissolution de la coopérative. Les Jeune Coop, quant à elles, sont chapeautées par le Conseil québécois de la coopération et de la mutualité et la Coopérative de développement régional (CDR), et pour la Jeune Coop, ce sont les agents de promotion de l’entrepreneuriat collectif jeunesse qui s’occupent de l’accompagnement pédagogique de l’intervenant, des jeunes et du projet.

 

À la fois similaires et différentes, ces deux formes de coopératives, de par les valeurs qu’elles portent et les principes qui les animent, permettent le développement social en engageant, en responsabilisant et en misant sur le pouvoir d’influence des individus.
 

 

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